Hypnose et phobies

Que nos blessures provoquent des phobies, des peurs, des angoisses, des dépressions, des prises de poids ou de drogues, on retrouve souvent un manque de confiance en soi, d’affirmation de soi, d’acceptation de sa personnalité dans son intégrité. Il peut s’agir de phobie sociale, caractérisée par une timidité excessive, une volonté d’éviter les situations d’angoisse car on pense qu’on pourrait être jugé. De ce type de phobie résulte de l’anxiété, un repli sur soi et une baisse de l’estime de soi pouvant aboutir à une dépression.

L’hypnose désire aider la personne à retrouver une place dans la vie, dans la rue, dans le train, dans l’espace. Il s’agit d’habiter son corps face aux autres. L’habitude de la peur s’est installée et la peur de la peur devient obsédante, c’est comme un trop vif attachement, inconscient bien sûr, à son symptôme.
L’hypnothérapeute François Roustang le dit ainsi : « être attaché à son symptôme, ce n’est pas tant vouloir le garder que ne pas pouvoir accepter qu’il soit une simple possibilité. Dès lors qu’on admet de le voir comme une solution parmi d’autres, il sera de ce fait dévalorisé, banalisé, démystifié, et donc prêt à choir. »

Hypnose et anxiété

L’anxiété provoque de nombreux symptômes physiques : troubles de la circulation, de la respiration, de la digestion, du sommeil, de la concentration… Néanmoins, la source du problème se situe très souvent au niveau psychique.
Comme pour la dépression, l’hypnose peut servir à gérer les symptômes de l’anxiété. Témoignages de patients de la psychologue Michèle Larivey, dans « Le défi des relations » : « Je suis bouleversée parce que mon patron est passé en trombe… sans me faire le sourire chaleureux qu’il a l’habitude de m’adresser. Je choisis de supporter mon inquiétude… je m’aperçois que j’ai peur qu’il ne m’aime plus… je tiens à ma place dans son cœur, je pense à tout ce que j’ai fait pour gagner cette place ».

Le processus de l’hypnose thérapeutique aura entre autres pour but d’identifier la source du mal qui est intériorisé. L’anxiété et le stress modérés ont des fonctions naturelles normales. Les crises d’angoisse et l’anxiété sont pathologiques quand elles se répètent et sont la source d’une souffrance prolongée ou de troubles physiques.
« Lorsque mon conjoint est absorbé par ses préoccupations ou qu’il s’amuse par lui-même, j’ai tendance à le déranger ».

La thérapie consistera à modifier notre façon de penser et de réagir face à des situations pour lesquelles nos réactions sont programmées depuis longtemps. La re-programmation du subconscient nous donnera la possibilité d’avoir une perspective différente, plus apaisée. Le changement instauré par la thérapie permettra alors de vaincre l’angoisse.